Dans un précédent article, on a abordé un aspect intéressant du marketing :

Les Histoires.

Qu'est-ce qu'une Histoire ?

Le schéma usuel est simple :

  • Un Contexte / Introduction,
  • Le Déroulement / Cheminement,
  • Une fin / Conclusion.

Avec les médias sociaux et des outils de rédaction et/ou d'édition photo, vidéo, il est aisé aujourd’hui de rédiger une histoire, plus ou moins longue.

Bien entendu, il faut s'adapter au média sur lequel on est amené à rédiger une histoire.

Par exemple, sur Twitter et Instagram, une histoire sera bien entendue plus courte que sur un outil de blogging tel que Wordpress ou Ghost.

Il faudra tenir compte de cet aspect pour être beaucoup plus "impactant" sur des histoires plus courtes. Des mots ou des images fortes, de l'humour, voire de l'ironie si un message fort est à passer peuvent avoir un effet impactant.

Par exemple, la campagne de publicité de la LICRA ci-dessous raconte une histoire, sur une période très courte visuellement, car on ne visualise la publicité que depuis une image fixe, mais son impact est indéniable.

Dans un registre plus léger, les memes ont le même effet, on peut passer un message impactant ou drôle sur une période plus courte, un des plus connus :

Peu importe le message, ou son contenu, l'adage peut s'appliquer également aux histoires: "les plus courtes sont les meilleures".

Il faut donc que le lecteur abonné soit capté très rapidement dans l'histoire qui est montrée, de manière écrite ou visuelle.

Pour reprendre l'exemple de la LICRA, une vidéo Youtube raconte la même histoire sur une minute.

Ainsi, on peut se rendre compte de la dimension temporelle du message véhiculé, que ce soit une image fixe, avec des éléments de texte et des visuels impactants, ou une vidéo plus longue d'une minute, quand on considère que le cerveau lit entre 30 et 60 images par seconde.

Pour revenir à l'article sur les mésaventures d'Armel, qu'est ce qui le plus frappant dans cette histoire ? C'est que c'est finalement très banal. N'importe qui ayant vécu à Paris ou dans n'importe quelle grande ville française a connu la joyeuseté de faire ses courses à des heures tardives et de ne jamais trouver correctement le contenu de sa liste de courses.

Le plus étonnant, c'est que c'est généralement pas des bons souvenirs, on perd son temps (son argent), on est agacé, il fait trop chaud, trop froid, etc... Alors qu'est ce qui a pu vous faire sourire (j’espère même rire !) lors de la lecture de cet article ?

De manière générale, l'être humain a la faculté de transformer l'émotion contenue dans ses souvenirs (ça dépend desquels évidemment !), et la possibilité qu'un récit, une histoire, un témoignage puisse nous projeter dans un souvenir nous fait sourire.

Je pense, par exemple, au micro-séries Bref de Kyan Khojandi et Bruno Muschio et diffusée sur Canal+ de 2011 à 2012. Ces épisodes racontaient des tranches de vies qu'on a tous plus ou moins vécues, avec des moments assez loufoques.

Susciter l'émotion (rire, joie, peur, tristesse) peut avoir des effets positifs, comme négatifs, cela dépend évidemment du public visé. Mais génère beaucoup plus d'adhésion que des articles, photos, vidéos avec du factuel pur.

Le mix parfait c'est de pouvoir faire passer des faits en suscitant l'émotion, je repense à la campagne de la LICRA et la mini-série Bref.

L'émotion peut être suscitée très rapidement via le biais d'images fortes ou de mots clés impactants, sur la durée de votre choix. La principale règle étant de diluer le message si la durée du message s'allonge.

De plus, l'émotion apportée dans un sujet spécifique permet de pouvoir créer une accroche avec le lecteur/auditeur/abonné. Ainsi, il va être tenté de revenir, si l'accroche a été bonne.

To be continued...